| 1.
HALAKO
GAU BATEZ - UNE NUIT - |
Par
une belle nuit d'été
elle t'a emmené chez elle
cela sentait le santal
doux, tiède, bon.
Pour que le jour et la nuit
se fassent
Que la terre et la mer
Se distinguent
Que la lumière et l'ombre
Se détachent
L'homme a besoin de compagnie
Le lendemain matin,
Plus personne
Je regarde partout
La maison est vide
Le soleil du matin
doux, tiède, bon
Que le jour et la nuit...
La nuit apporte toujours
Ce lendemain matin
Qui ne tient pas compte de tes souhaits.
Le désir est rester dans ce moment-là.
La nuit na pas pitié de toi,
Elle ne sait rien de toi,
Elle ne te prolonge pas
ce moment-là.
 
| 2.
BIHOTZ
BEGIEKIN - AVEC LES YEUX DU COEUR
- |
Je
regarde ma terre natale
Qu est-elle devenue?
Combien de personnes auraient-elles vécu
Intégrées dans ce monde?
Sous la pierre taillée
Qu'y avait-il autrefois?
Même les eaux ne peuvent pas préciser
Quel est le parcours de la rivière
Le tilleul qui se trouvait devant l'image du saint
Je le voulais éternel
Rien que le bruit de la tronçonneuse
Me blesse au plus profond de moi
La chaussée qui montait à Murgixa
Le chemin qui menait au ciel
À présent il est en béton
Il a été refait, la chaussée est perdue
Oh!En progressant
Que de choses détruites
Des chaussées, des arbres, des maisons
Qui se trouvaient sur mon chemin
Est-ce moi qui regarde ce morceau de terre
À travers les yeux du coeur?
Est-ce moi l'heureux idiot
Qui croit être de quelque part?
Le paresseux qui veut stopper
La roue du bien-être
Le camarade qui veut vivre
Dans une belle cage en or
 
| 3.
ZURE
ATE ONDOAN PRÈS DE TA
PORTE - |
Me
voici près de ta porte
tel un pélerin
Héberge-moi, laisse-moi rentrer
Laisse-moi s'il te plaît,
Dis-moi que je ne me suis pas trompé
Au croisement du chemin,
Que tu n'as pas vu un vide à la place de mon coeur
Le monde est vraiment un lieu bien étrange
Tant d'années essayant de m'y adapter
J'en suis captif, j'y reste comme je peux
Le monde est un lieu bien étrange
J'ai fait moi aussi le chemin
En prenant le sentier d'autrefois
Il y avait des lieux de repos
C'est oublié tout cela
D'où vient cet oubli?
D'où vient cette loi?
Tu ne me sens pas proche
Même quand je suis en face de toi
Le monde est vraiment un lieu bien étrange
Tant d'années essayant de m'y adapter
J'en suis captif, j'y reste comme je peux
Le monde est un lieu bien étrangeCela doit être un
lieu bien étrange
Pour qu'ayant si souvent bu du vin aigre
Je préfère tout de même être ici,
Ici, près de ta porte

| 4.
TTIKIEGI
TROP PETIT -
|
Trop
petit
Pour que l'ange se soucie de moi.
Trop petit
Pour que le diable me prenne par le bras.
Alors que je suis seul
Ce n'est pas facile de naviguer
Même quand la mer est calme
Même si le bateau est beau
Alors que je suis seul
Sur le point de devenir statue de sel
À toujours regarder derrière moi
Arrêté dans le passé
Si l'on veut boire l'eau qui a coulé
On ne pourra jamais assouvir sa soif
Trop petit...
Vivre dans la chaîne des mauvaises nouvelles
Au beau milieu du problème
Attendant de pouvoir respirer.
Le dernier grain du sablier est tombé
On ne peut pas vivre dans le passé
Trop petit...
 
| 5.
FATUAREN
BAITAN SOUS
LE SIGNE DU DESTIN - |
Moi
aussi je serai de ceux qui sont sous le signe du destin,
De ceux qui partent au loin mais continuent à regarder
vers chez-eux,
Ni ici, ni là-bas, celui qui vit toujours exilé,
Celui qui porte ses origines comme un fardeau. Je me dirige
vers le quartier,
Dans la nuit
Je descends l'avenue
Des décombres
Un vent violent
Les éparpille
Février a été froid, sur la ville sans
coeur, quelle fatigue.
Il faut que j'appelle, pour être rassuré. Je me
dirige vers le quartier,
Dans la nuit...
Walter m'a dit qu'il s'agit bien d'un attentat, le second,
De retéléphoner de la cabine, il se rappelait
plus du nom.
Couché sur mon lit, je me suis réveillé
au petit matin.
Des gens dans les clubs, des bruits de voiture, des tumultes...
Par la fenêtre... demain aussi Je me dirige vers le quartier,
Dans la nuit
 
| 6.
ZAZPIGARRENEAN
LA SEPTIÈME FOIS - |
La
première fois
Tu as dit oui.
La deuxième fois
Je t'ai entendu dire
"peut être".
La troisième fois
Tu ne m'as pas dit un seul mot.
Pas un seul mot
La troisième fois.
La quatrième fois,
J'ai essayé de comprendre
Les silences.
La cinquième fois,
Peut être y aura-t'il
Des explications.
La sixième fois,
Vivons ensemble
Dans une petite maison.
Dans une petite maison
Vvivons ensemble
La sixième fois.
La septième fois,
Nous nous baladons
Bras dessus, bras dessous.
Bras dessus, bras dessous,
Nous nous baladons
La septième fois.
 
| 7.
DESIORIK
ONENA LE MEILLEUR DES SOUHAITS
- |
Pourquoi
est-tu en silence, pourquoi es-tu comme ça?
Tu ne dis jamais "viens" ou "fiche-moi la paix",
Il n'y a pas d'entrée dans ta cachette,
Tu es loin, même si tu es à côté de
moi.
As-tu fait un souhait
En soufflant la bougie?
Ou bien s'est-elle éteinte
Et le souhait s'est envolé en fumée?
Moi, oui, j'ai gardé le meilleur des souhaits:
Pour qu'un bon vent nettoie,
Comme à l'improviste à un moment brumeux,
Et laisse percevoir le chemin qui mène à toi.
As-tu fait un souhait...
 
| 8.
NOEREN
ONTZI BATEAN - SUR UN BATEAU DE NOÉ
- |
Après
les inondations, les eaux reviennent à leur cours.
Attends, mettons nous à l'abri entre temps.
Le temps se lève.
C'est le moment de reprendre les espoirs un par un,
Ceux qui ont surmonté
les grandes eaux et qui sont toujours vivants.
De grandes pluies,
Des larmes salèes.
Oubliées rapidement
Avec la nouvelle aube.
La colombe a apporté
Une branche d'olivier.
Là où se trouve la terre,
Là où se trouve la terre ferme,
Je trouverai mon repos.
Personne n'a pu lire les lignes dans les paumes de mes mains,
On ne peut pas distinguer quelle est la direction de ma maison.
Je veux retrouver les espoirs que j'avais gardés,
Ceux que j'ai sauvés des eaux, sur un bateau de Noé.
De grandes pluies,
Des larmes salèes.
Oubliées rapidement
Avec la nouvelle aube.
 
| 9.
MILA GAU
- MILLE NUITS - |
Moitié
endormi
Je suis protégé par la belle nuit;
Moitié fou
Dans les bras de la nuit.
Mille nuits et une de plus
Les rancoeurs refoulées,
Tout autant et mille de plus
Toutes les craintes oubliées.
Connaissons les quarante voleurs,
Et organisons une action.
Volons les clés du mauvais destin,
Et enterre-les dans la cachette.
Moitié endormi...
Mille nuits et...
Il vaut mieux ne pas marcher
Au rythme du tambour,
Ne demeure pas dans le quartier de la peur,
Ne ferme pas les portes,
Il vaut mieux ouvrir la fenêtre,
Entrer dans l'ambiance de la nuit
Rassurés..
 
| 10.
HARGIÑENEAN
À HARGIÑENEA - |
Ici
je me lève tôt le matin.
Le soleil levant fait rougir le Malloak,
Le chemin du village remonte en pente douce,
Celui d'Etxaburu est dans son potager,
Il regarde tranquillement la terre,
Le champ qui évolue continuellement.
Un chant pour ce nouveau matin,
Un chant à la joie de vivre.
Dites-moi où je pourrais être mieux qu'ici,
Je peux y jouer la musique au volume que je veux.
Je peux nager à la rivière avec les copains à
Goiko Ola.
Et ensuite faire la sieste bercé par le son des clochettes
des brebis.
Mon frère et moi nous irons faire la fète,
Au bar d'en bas après le travail de la journée,
Nous profiterons en même temps du travail de Zumeta,
Les copains joyeux: vive Pellot! Vive la fête!
Un chant pour ce nouveau matin...
Ici je me lève tôt le matin,
Réveillé par le son des cloches au loin.
Ici on est bien, éloignés.
Que tous les malheureux me pardonnent..
 
| 11.
GORDE
GORDEKA - A CACHE-CACHE - |
Pas
d'arbres sur la voie ferrée, en face de la maison,
À la gare abandonnée.
Les oiseaux n'ont plus de cachette.
Pas d'arbres sur la voie ferrée.
Autrefois il y avait des arbres
Derrière les WC publics.
On passait par là à l'ancienne scierie,
Pour jouer parmi les tas de planches.
Les hommes travaillaient, nous on jouait à cache-cache,
Nous réfugiant du monde de la fatigue.
Pas d'arbres sur la voie ferrée en face de la maison,
À la gare abandonnée.
Les oiseaux n'ont plus de cachette,
Eux aussi souffrent de la perte:
Du plus connu. Du plus aimé.
La perte du quotidien.
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